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AS Cannes Football
Accueil 2009-2010 Interviews Entretiens Jérémy Gavanon

Jérémy Gavanon

De retour dans les buts ascéistes après deux mois d'arrêts, Jérémy Gavanon garde les pieds sur terre après les victoires contre Bayonne et Amiens.


Jérémy, tu as retrouvé les terrains depuis deux rencontres après une longue blessure à un genou. Comment te sens-tu ?
Très bien. Après deux mois de galère et d'attente, c'est avec beaucoup d'envie que j'ai repris. Pouvoir jouer à nouveau, ça fait du bien. En plus les résultats sont là donc je suis doublement content.

Qu'avais-tu exactement comme blessure ?
J'avait une tendinite rotulienne que je trainais depuis le début de la saison. Pendant plusieurs semaines j'ai joué alors que la douleur était bien présente. A un moment donné il fallait dire stop. C'est que je j'ai fait et je me suis soigné. Puis j'ai voulu reprendre une première fois mais j'avais encore mal donc je me suis reposé à nouveau. Maintenant je ne ressens plus aucune douleur donc ça va. Je remercie d'ailleurs le staff médical ainsi qu'Hugo Cabouret et François Lemasson qui m'ont aidé à revenir en forme.

Comment as-tu vécu cette convalescence alors que l'équipe connaissais une sévère crise de résultats ?
Cette crise de résultats, je l'ai d'abord vécu sur le terrain à Beauvais et Pacy/Eure. Et puis je me suis retrouvé en tribune avec un énorme sentiment d'impuissance. Quand on ne peut pas aider son équipe, c'est difficile à supporter. Surtout quand les résultats ne sont pas là. Malgré tout, dans cette mauvaise série qui a été la nôtre, on a fait de bon matchs. Contre Créteil ou Gueugnon on ne méritait pas de perdre par exemple. Je sais que ça a énervé tout le monde cette situation, mais les premiers à l'être c'était nous. Aujourd'hui cela va mieux, je pense que la trêve nous a fait du bien.

Comment cela s'est passé entre toi et Jérôme Hiaumet durant son intérim ?
Comme depuis le début de saison. Vous savez, c'est un garçon qui a de l'expérience, qui est très professionnel, je n'ai pas de conseil à lui donner. Il a fait ses matchs mais n'a pas eu de chance de tomber dans cette période difficile sur le plan collectif.

On a l'impression que l'arrivée de Jan Koller a décomplexé le groupe. Qu'en penses-tu ?
Jan, avec la carrière qu'il a fait, quand il est arrivé dans le vestiaire on aurait dit un jeune qui commençait. On ne l'entend pas, mais il est là, toujours présent. C'est un très grand professionnel. Il montre l'exemple, il fait des choses à 36 ans que des mecs de 20 ans ne font pas. Au niveau de l'état d'epsrit cela ne peut qu'être bénéfique pour l'équipe.

Mardi dernier vous êtes allés gagner à Amiens, face à un prétendant à la L2. On sent que ce résultat vous fait un bien fou moralement...
Après avoir pris ces trois points contre Bayonne, il fallait continuer. Aller gagner là-bas avec le match qu'on a fourni, c'est quelque chose qui nous donne de la confiance et qui nous motive encore plus. Cela nous donne beaucoup d'espoir pour la suite car c'est vraiment la victoire d'un groupe. On doit s'en servir pour nos prochaines échéances avec ce déplacement à Fréjus et les trois matchs consécutifs à domicile qui suivront.

Pour ta part, comment te sens-tu à l'AS Cannes depuis ton arrivée l'été dernier ?
Quand on arrive dans un club, on repart toujours un peu de zéro. Mais depuis le premier jour on m'a mis à l'aise. Je connaissais déjà Cyril Arbaud qui a joué avec mon frère à Marseille. Je connaissais aussi le coach donc ça a facilité mon adaptation. Concernant la qualité de vie dans la région, je savais à quoi m'attendre, c'est à peu près la même qu'à Marseille d'où je viens. Sur le terrain ça a été un peu difficile au début, puis c'est allé crescendo. Il a fallu que je reprenne le rythme de la compétition.

Justement, avec le recul quel regard portes-tu sur tes premières prestations qui avaient été assez critiquées par le public cannois ?
Comme j'avais dit dans un interview en début de saison, je ne lis pas la presse et les critiques je me les fait moi-même, je n'ai pas besoin des autres. En début de saison, je n'étais pas à mon niveau. Ensuite j'ai fait quelques bons matchs puis ma blessure m'a handicapé. Désormais, je me sens en pleine possession de mes moyens, comme l'équipe je monte en puissance et c'est le plus important.

Les deux dernières victoires vous permettent de revenir à douze points du podium alors qu'il reste dix-huit
rencontres à disputer. Est-ce que l'on reparle de montée dans le vestiaire cannois ?
Non, ce n'est pas parce qu'on a gagné deux matchs qu'on reparle de montée. Nous on ne calcule pas comme ça, on veut engranger un maximum de points avant de faire des plans sur la comète. Chaque match doit être un match de coupe. On doit tout donner en sachant que tout peut aller très vite dans le bon comme dans le mauvais sens dans notre sport.

Que t'inspire le prochain match à Fréjus ?
On avait fait match nul chez nous à l'aller, maintenant on va aller là-bas pour un petit derby, un match engagé comme on les aime. L'objectif sera de prendre les trois points. Par rapport au match aller la donne a un peu changé car ils sont devant nous au classement. Les deux équipes partagent désormais un peu plus la pression du résultat. On sait qu'ils mettront une gros engagement physique, qu'ils sont capables de vite se projetter vers l'avant. Mais de notre côté, on a les arguments pour faire quelque chose là-bas.

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