Buteur décisif samedi à Fréjus, Cyril Arbaud ne cache pas son plaisir, mais demeure très lucide quant à la suite des évènements. Le meilleur buteur ascéiste reste en "mode guerrier" avant la réception d'Evian !
Cyril, tout d'abord bravo, nous sommes très contents pour toi que tu ais retrouvé le chemin des filets. Peux-tu nous faire revivre ces trois minutes, de ton entrée à la 85e jusqu'à ce but de la 88e, qui ont vu la victoire cannoise se dessiner ?C'est simple, le coach m'a demandé juste avant de rentrer de tirer tous les coups francs, il se trouve qu'il y en a un qui s'est présenté après une faute sur moi devant la surface. Derrière j'ai tenté ma chance et avec un peu de réussite c'est rentré. Il y a eu beaucoup de joie à ce moment-là, car ça faisait un moment que je n'avais pas marqué et pour l'équipe c'était un but décisif. Les gars aussi étaient contents pour moi, ça fait toujours plaisir !
Ton dernier but remontait à début octobre lors de la défaite à Beauvais....
Sachant que j'ai souvent été remplaçant et qu'en décembre on n'a pas beaucoup joué, cela relativise un peu cette longue période sans but. Mais je ne vous le cache pas, je suis content. J'espère que ça va revenir plus souvent maintenant, car c'est vrai que ce n'est pas facile.
Relégué sur le banc, tu aurais pu lâcher mentalement, mais on te voit à fond sur le côté, notamment quand l'équipe marque. Comment vis-tu cette période ?
Au niveau personnel c'est difficile, mais il faut s'accrocher, ça fait partie du football. Je suis un compétiteur, j'ai envie de jouer mais une équipe est en place en ce moment et obtient des résultats. Il faut aussi l'accepter et si on est appelé à amener sa touche, il faut être présent et donner le maximum. Pour ma part, je vais continuer à bosser pour regagner en temps de jeu et aider l'équipe à continuer comme ça. On a bien repris depuis la trêve, on a fait une bonne préparation et la venue de Jan Koller nous fait énormément de bien. On a aussi la réussite qu'on n'avait pas en début de saison. Il ne faut rien lâcher.
Comment se passe la cohabitation avec Jan Koller, avec qui tu es directement en concurrence ?
L'entraîneur choisi de jouer avec un attaquant de pointe et c'est lui. Après, c'est une concurrence de tous les jours et j'essaie de bosser, de montrer au coach que je suis là. Tout ça est très sain, car Jan c'est quelqu'un qui n'a pas fait cette carrière par hasard. Il est grand par la taille mais aussi par le talent car il est très adroit des pieds. Et puis c'est quelqu'un de très droit et humble dans la vie. C'est le genre de joueurs avec qui on progresse toujours à trente ans passés comme moi.
Si belle soit
elle, la victoire à Fréjus est à peine digérée qu'il va falloir repartir au combat demain soir contre Evian. Dans quel état d'esprit est le groupe avant cette rencontre ?C'est un match où l'on ne va pas se poser de questions, comme lors des trois derniers. Il faut se lâcher, c'est une chance de jouer un concurrent direct et on attend ce match avec impatience ! Enchaîner les matchs n'est pas un problème, c'est même plutôt agréable. Ce qu'il faut c'est parvenir à les enchaîner avec le même niveau d'exigence à chaque fois. Et ce match contre Evian est très important pour nous. Il ne faut pas oublier que l'on a pas mal de points à rattraper, contrairement à eux qui les ont déjà pris.
La montée tu y crois encore ?
Je veux que j'y crois ! Nous sommes tous conscients du parcours qu'il va falloir faire pour y arriver, mais il faut se lever tous les matins aller à l'entraînement et bosser pour cet objectif. C'est quand même plus plaisant que de se lever le matin en se disant qu'il n'y a plus rien à jouer ! Et tant que cela reste possible mathématiquement, on n'a pas le droit de ne pas y croire !
















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