ITW> Guillaume Coffy
Écrit par Thomas dersy   
19-09-2008

Guillaume Coffy :
« Faire le maximum pour l'équipe! »

 

Guillaume Coffy est un homme de tempérament et d'expérience. Comme doublure ou comme titulaire, il est à 100% rouge et blanc et place le groupe en priorité. Rencontre avec un des joueurs les plus expérimentés du vestiaire.

 

Peux-tu nous retracer ton parcours ?
Vous avez un peu de temps (rires) ! J'ai commencé à Bourg-Péronnas avant de rejoindre le centre de formation de Louhans-Cuiseaux à 13 ans. J'y suis resté deux ans puis en 2000 j'ai rejoint Montpellier où j'ai franchi toutes les étapes jusqu'au banc de l'équipe première. J'ai côtoyé au centre de formation une génération exceptionnelle avec les Bonnissel, Carotti, Alicarte et autre Laurent Robert. J'ai été la doublure de Barrabé, Martini et Flucklinger et j'ai même failli rentrer un jour où Flucklinger s'était fait une entorse de la cheville en allant chercher un ballon derrière les buts. Je m'étais échauffé dix minutes, mais il a réussi à tenir la fin de match. Comme quoi jouer en ligue 1 tient parfois à peu de choses (rires). Avec la concurrence de Martini et Flucklinger, je ne suis pas resté à la fin de la saison 1996 et je suis revenu au club de mes débuts à Bourg-Péronnas en National 3. On a gagné le championnat et été champion de France de National 3. Durant cette intersaison, je devais signer à Istres (D2), mais j'ai été bloqué par le service militaire, je suis donc resté à Bourg-Péronnas. Je ne regrette pas car on a terminé 2e de CFA, et surtout on a été en ¼ de finale de la Coupe de France. Après avoir éliminé le leader Metz de Robert Pirès, nous avons perdu 1-0 à Gerland contre Lyon sur un but de raccroc de... Patrice Carteron (rires). En 1999, j'avais envie de changé d'air, j'ai signé à Louhans-Cuiseaux avec qui nous sommes montés en National. Puis la saison suivante j'ai fait un mauvais choix en m'engageant avec Pau (National) où je n'ai fait que six mois à cause de problèmes internes. Mon parcours m'a ensuite amené successivement à Gap (montée en CFA2), Mulhouse et Gaillard (maintenant Croix-de-Savoie). A l'intersaison 2002-03, Jean-Guy Walleme m'a appelé pour me proposer le challenge du Racing de Paris. Une super aventure qui s'est mal finie puisque nous sommes montés en National dès la première année, et deuxième derrière Valenciennes en février la saison suivante, nous n'étions plus payés et huit joueurs sont partis à cinq mois de la fin du championnat. Nous Terminons quand même 5ème de National et cela a permis à certains jeunes de se révéler... dont un certain Alga Baldé. Le club a déposé le bilan et je suis retourné près de chez moi à Louhans-Cuiseaux pour une saison avant d'attérir à Gap pour ma dernière escale de deux saisons où nous finissons deux fois deuxièmes de CFA derrière Arles, et Cassis-Carnoux la saison dernière.

 

Qu'est-ce qui t'a décidé à rejoindre le challenge Cannois ?
En fait, j'ai accompagné cinq joueurs de Gap à la journée de détection que Cannes avait organisé en juin dernier. Je n'y ai pas participé, mais j'ai discuté avec Gilbert Angelotti, l'entraîneur adjoint, et sans y penser car je devais signer comme entraîneur des gardiens au Havre, je lui ai dit que je viendrai tout de suite si le club avait besoin. Et lors de mes vacances en Tunisie, j'ai reçu un appel de Richard Bettoni. Je n'ai pas eu besoin de réfléchir, un club mythique comme l'AS Cannes ne se refuse pas.

 

Arrivé comme doublure, tu as été titularisé à Gueugnon. Comment se vit cette concurrence à un poste si particulier que celui de gardien de but ?
Je n'appelerai pas cela une concurrence parce qu'il n'y a aucune rivalité, nous (les trois gardiens) nous entendons très bien. J'ai commencé la saison comme doublure en étant à 100% dans mon rôle et en essayant de placer Jérôme dans les meilleures dispositions. Maintenant que l'on fait appel à moi, je ferai le maximum pour être performant pour l'équipe. On est tous venus ici pour que l'AS Cannes gagne des matchs et remonte en Ligue 2. Le plus important n'est pas le nom des joueurs sur la feuille de match, mais les résultats.

 

Le match de ce soir face à Niort revêt-il une importance particulière ?
Tous les matchs sont importants, ce serait une erreur d'en sortir un plutôt qu'un autre. Je suis Haut-Savoyard, c'est-à-dire un peu de la campagne, et comme on dit chez moi je dirai qu'il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs. On parle beaucoup de montée, mais je pense que le meilleur moyen d'être dans le coup en fin de saison est de se fixer l'objectif d'assurer le maintien le plus vite possible. En étant dans cet état d'esprit, la pression est sur chaque match pour obtenir les 42 points le plus tôt dans la saison. L'appétit vient en mangeant. J'ai horreur d'anticiper l'avenir, donc je pense au match de ce soir et il est capital, comme le sera celui de la semaine prochaine, de celle d'après, etc...

 

Interview réalisée par Thomas Dersy
Mise en page David-Vincent Deliry

MATCHS A.S. CANNES

PROCHAIN MATCH


DERNIER MATCH

CLASSEMENT

1993-1994 - AS Cannes - FC Nantes
2008-06-25 - 1er entrainement 2008/2009 AS Cannes
2008 - A.S. Cannes Copyright - Tous droits resérvés - Contacts Club - Contacts Site