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Jérémie Clément : "C’est une mission commando d’un an !"
Comment se sont déroulés les contacts avec l’AS Cannes ?
Très simplement. Dès la fin de saison j’ai été en contact avec Jean-Marc Pilorget. On s’est vu lorsque je suis venu jouer avec le Red Star à Fréjus. Je lui ai tout de suite fait part de mon intérêt pour le projet cannois. J’avais parlé à plusieurs reprises cette saison avec Anto (NDLR : Antony Lopez Peralta qui jouait également au Red Star) qui m’avait dit tout le bien qu’il pensait du club et du professionnalisme dans l’organisation. Etant de Nîmes, l’AS Cannes est un club que j’ai toujours suivi en tant que sudiste et contre lequel j’ai souvent joué. J’ai toujours eu une attirance pour ses couleurs rouge et blanche.
Quel part a eu la présence de Jean-Marc Pilorget à la tête de l’équipe dans ton choix ?
Importante car pour s’épanouir en tant que footballeur il est important d’avoir la confiance de son coach. Jean-Marc Pilorget m’avait fait signer au Paris FC avant d’être remercié, ce qui a fait que l’on n’avait pas eu l’occasion de travailler ensemble. Je lui avais dit que si l’occasion se présentait ce serait avecplaisir que j’aimerai évoluer sous ces ordres. Cela n’a donc été que partie remise et je suis impatient d’attaquer cette collaboration.
Qu’est ce qui t’a convaincu dans le discours des dirigeants ?
En plus des échos que j’avais eu, c’est la transparence avec laquelle ils m’ont présenté la situation. Ils m’ont expliqué leur projet pour le club à moyen terme tout en me disant qu’il n’était envisageable qu’à partir du moment où l’on parviendrait à remonter cette année. En résumé, c’est une mission commando d’un an et ce challenge m’a plu.
Jouer en CFA a-t-il été un frein à un moment de ta réflexion ?
Forcément un petit peu, surtout lorsque je me dis qu’il y a trois ans j’étais en L2. Mais ma réflexion n’a pas été celle-là, je me suis plutôt demandé quel club de National me donnait plus envie de le rejoindre que l’AS Cannes. Et là aucun nom ne m’est venu. J’aurai pu signer à Uzès ou dans d’autres clubs de National, mais l’année prochaine il y a aura 6 descentes avec la refonte des championnats (NDLR : championnat National à 18 clubs en 2013-14) et j’ai plus envie de monter avec l’ascenseur en fin de saison prochaine plutôt que de descendre. J’espère que dans un an, tous les joueurs de National nous envieront d’être à l’AS Cannes. Nous avons notre destin et celui du club entre nos pieds.
Tu as connu avec Arles une montée de CFA en National. Quels sont les ingrédients nécessaires à cette réussite pour toi ?
Il n’y a pas vraiment de vérité. La montée d’Uzès cette année est un peu à l’image de la notre à l’époque d’Arles. On n’avait pas trop de moyens, mais une très grosse envie. Paradoxalement cette saison-là on avait perdu contre les gros et gagné contre toutes les réserves professionnels. Le championnat avait été serré, mais on était quand même monté devant des équipes comme Evian (aujourd’hui Evian Thonon Gaillard) ou Fréjus. Le nom ne fait pas tout, c’est sur le terrain que se gagne une montée. La seule chose primordiale est d’être tout de suite dans les équipes de tête, il ne faut surtout pas se laisser décrocher, sinon il est presque impossible de revenir.
Que penses-tu pouvoir apporter au groupe ?
J’espère surtout tomber dans un collectif où tout le monde tire le groupe vers le haut. Personne ne peut avoir la prétention d’y parvenir seul. Il faudra que tous soient conscients que l’on est là pour une saison. On a tous un objectif commun qui pourra nous ouvrir des perspectives sur l’avenir si on se serre les coudes et que l’on parvient à accéder au National en fin de saison.
Quel est ton programme durant ces vacances ?
Je suis allé quinze jours à Palavas-les-Flots et actuellement je suis en Lozère d’où est originaire ma femme. Pour moi qui adore pêcher, c’est un super endroit. Sinon je n’ai pas coupé avec le sport puisque durant toutes les vacances j’ai joué au futsal et au tennis. Je devrais être affuté pour la reprise. (rires)
