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Jérémy Cordoval : "Rendez-vous en juin prochain…"
Le retour à la compétition doit faire plaisir après quinze jours sans match officiel…
Surtout pour moi qui n’ai joué que deux matchs de championnat depuis le début de saison. On est programmé pour la compétition, donc cette situation est frustrante. Cela fait plaisir de s’entraîner la semaine pour préparer la rencontre du week-end, c’est l’aboutissement de plusieurs jours de travail, le match est un objectif précis. Mais d’un autre côté, on s’est mis tout seul dans cette situation en se faisant éliminer en coupe de France. Il est toujours très important de se qualifier au moins jusqu’à noël pour éviter d’avoir trop de week-ends « blancs ». Après cela peut devenir pénalisant pour le championnat, mais au stade où l’on s’est fait éliminer et surtout par une équipe de ce niveau (sans leur manquer de respect), c’est frustrant.
De l’extérieur, cela donne le sentiment que le championnat n’est pas encore vraiment lancé. Comment ressentez-vous les choses dans le groupe ?
On s’en rend compte quand on en parle entre nous. On a envie de rattraper le temps perdu, de recoller le plus vite possible au haut de tableau, mais malheureusement on ne joue que tous les quinze jours. Même en étant au début d’une série de résultats positifs on a l’impression de faire du surplace. De toute manière, quand on voit tout ce qui s’est passé cet été, on savait que ce serait une saison compliquée. Il va falloir être fort mentalement.
Le coach parlait dernièrement lors d’une interview sur le site officiel d’une « course à handicap ». Comment analyses-tu la situation ?
La formule résume bien la situation. Cela ne sert à rien de revenir sur le passé, mais le moins que l’on puisse dire c’est que l’on n’a pas commencé le championnat dans de bonnes dispositions. Mais aujourd’hui c’est soit on continue à regarder derrière, soit on décide de se tourner vers l’avenir. Le handicap est là, on ne pourra pas revenir dessus, c’est désormais à nous de se replacer dans la course le plus vite possible.
Comme chaque rencontre désormais, le match à Albi est très important…
Pour nous comme pour eux… Chaque équipe nous réserve un accueil particulier, on sait que l’on sera attendu partout cette saison. C’est normal, on a la chance de jouer dans un club mythique comme l’AS Cannes et cela entraîne forcément un surcroit de motivation chez nos adversaires qui jouent de véritables matchs de coupe contre nous. Ce sera encore le cas à Albi, mais on n’a pas le choix, il faut gagner. Même s’il y a encore des absents avec les suspensions et les blessés, tout le monde peut jouer dans notre groupe. J’ai hâte d’être sur le terrain.
Personnellement, à quel niveau t’estimes-tu après ce début de championnat tronqué pour toi ?
C’est dur à dire dans le sens où je n’ai joué que trois matchs officiels depuis le début de saison. Ce qui est sûr par contre, c’est que j’ai une grande envie de compétition. J’ai besoin d’enchaîner les matchs pour retrouver mon meilleur niveau.
As-tu réussi à évacuer toute la frustration liée à cette situation si particulière que tu as vécu ?
Cela restera forcément toujours dans un coin de ma tête, notamment par rapport au fait justement que je ne peux pas encore être à 100% par manque de temps de jeu. Mais c’est du passé, il faut que je gère au mieux cette situation et que je redouble d’efforts aux entraînements.
Que peut-on te souhaiter ?
Naturellement la remontée en fin de saison ! J’espère que cela va se passer comme on l’espère joueurs et supporters, tout en faisant mentir ce que certains ont pu dire sur nous. Je donne rendez-vous aux supporters en juin prochain pour une belle fête tous ensemble.
