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Le 18/01/2012 - 18:37

Jérémy Gavanon : "Une grande fierté d’être capitaine de l’AS Cannes !"

Désormais ancien de la maison rouge et blanche, Jérémy Gavanon est un joueur aussi efficace qu’un homme discret. Il a décidé de se livrer pour le site off en évoquant les événements du week end passé et en donnant de façon plus générale son point de vue sur la saison.

Peux-tu revenir brièvement sur les événements du week-end ?
On s’attendait et préparé à un combat physique, mais pas à de la boxe. Malgré tout ce qui a pu se passer sur le terrain, cela reste sur le terrain, c’est une chose et on y a répondu. Par contre, ce qui s’est passé avec Yohann Gomez c’est une honte et j’espère que les auteurs des faits seront punis.

 

Le groupe est-il marqué par les incidents qui ont eu lieu à Marseille-Consolat ?
A part Yohann qui a subit une agression, le reste du groupe n’a pas été marqué plus que ça par les incidents qui ont eu lieu. On en a parlé lundi ensemble sans en faire une affaire d’état et puis on s’est remis au travail pour être prêt pour le match capital de samedi face à Mont-de-Marsan. La seule chose que l’on espère maintenant c’est obtenir les 4 points de la victoire sur tapis vert pour tourner définitivement la page de cette mauvaise histoire.

 

On dit souvent que c’est dans l’adversité que l’on voit le caractère des hommes. En tant que capitaine, es-tu fier de la réaction collective de tes joueurs ?
Complètement, on ne s’est pas éparpillé. On peut dire que l’on a été solidaire et cela va nous servir pour la suite. C’est difficile de dire que c’est bien, mais s’il fallait tirer un point positif de cette malheureuse expérience, ce sera d’avoir fait front tous ensemble dans un contexte plus qu’hostile.

 

Revenons au terrain. Contrairement à la première partie de saison, vous allez désormais jouer quasiment toutes les semaines jusqu’à la fin du championnat début juin. Qu’est ce que cela change dans l’approche ?
C’est beaucoup mieux car lorsque l’on est compétiteur on se prépare toujours pour disputer des matchs à enjeux. Même si l’on était obligé de jouer des rencontres amicales, ce n’est jamais la meilleure des préparations. Nous sommes presque fin janvier et nous n’avons même pas terminé la phase aller, c’est une situation très spéciale. Nous n’aurons désormais plus d’excuses au niveau du rythme, nous devrons aborder chaque match, comme une rencontre de coupe.

 

Quel message t’as fait passer le nouveau coach à son arrivée ?
Il n’a pas eu de longs discours, il m’a surtout dit qu’il comptait sur moi parmi les cadres du groupe. Son message a surtout été à l’ensemble de l’effectif. Il a dit que celui qui ne voudrait pas adhérer se mettrait à l’écart tout seul, sinon on avancerait tous ensemble. Qu’il était venu pour une « mission commando » de six mois et qu’il ne ferait de cadeaux à personne.

 

Comment analyses-tu de derrière la fragilité par moments dont a fait preuve l’équipe depuis le début de saison ?
On a pris beaucoup de buts depuis le début de la saison, même si je trouve que cela va mieux depuis un certain temps. Malheureusement on n’est pas en réussite, les équipes frappent très peu au but et ont un maximum de réussite. Nous devons continuer à travailler avec le coach pour gommer certaines choses, mais j’ai confiance en mes défenseurs.

 

La montée est-elle encore dans toutes les têtes ?
Totalement, sinon j’aurai été le premier à arrêter. Maintenant j’ai conscience que c’est un truc énorme que l’on a à accomplir. Nous n’avons quasiment plus de joker à griller. En même temps, vingt matchs c’est beaucoup. On a les capacités et le potentiel pour réussir ce pari. Samedi c’est d’ailleurs un match très important qui nous attend face à Mont-de-Marsan, nous serons les seuls à jouer. Il faut frapper un grand coup et faire une grosse série derrière. La montée est toujours l’objectif du club et des joueurs ! 

 

LES QUESTIONS DES INTERNAUTES

Tu as récemment été promu capitaine. Quel effet ressens-tu ? (Cécile)
C’est David Guion qui m’a demandé si je souhaitais prendre le brassard. Je pensais qu’il allait le proposer à un joueur de champ, beaucoup de coachs préfèrent parce que cela permet d’avoir un relais dans le cœur du jeu, qui peut communiquer avec l’arbitre. J’ai bien sûr accepté, c’est une grande fierté d’être capitaine de l’AS Cannes. Mais il faut que je sois bon, sinon même avec le brassard le coach me sortira.

 

Comment expliques-tu que l’équipe encaisse souvent ses buts dans le début de chaque mi-temps ? (Julien)
jusqu’à aujourd’hui un de nos gros problèmes a été d’être constant sur tout un match. A part à Bordeaux, je n’ai pas souvenir que l’on ait fait un match complet. Et c’est vrai qu’une des caractéristiques c’est que l’on a du mal à rentrer dans certaines mi-temps. On se le dit avant le match ou à la mi-temps en essayant de rester mobilisé, mais ce sont parfois des choses difficilement explicables sinon on aurait déjà résolu le problème.

 

Quelles différences trouves-tu entre le CFA et le National ? (Michel)
Je connaissais le CFA pour y avoir fait mes débuts chez les grands à 18 ans à l’OM. Je le redécouvre dix ans après et je me rends compte que le niveau a sensiblement augmenté. A part deux ou trois équipes, toutes les autres pourraient au moins jouer le maintien en National.

 

A quoi ressemble la vie de Jérémy Gavanon en dehors du terrain ? (Didier)
J’ai envie de dire la vie de Monsieur Tout le Monde. J’aime bien aller manger en ville le midi avec ma copine, mais sinon je suis assez casanier.

 

Tu as toujours eu un lien privilégié avec les supporters. As-tu un message à nous adresser ? (Sam)
Je voudrais juste rectifier, le public a été assez dur à mon arrivée, sincèrement. Jérôme Hiaumet était en place et ma mise en route a été difficile. J’ai conscience de ne pas avoir été décisif la première année et je comprenais l’impatience des supporters, j’ai donc fait le dos rond. Cela me fait apprécier d’autant plus aujourd’hui quand il scande mon nom. Cela fait chaud au cœur. Je sais que c’est difficile pour eux actuellement même s’ils sont toujours derrière nous. Le message que j’aimerais leur transmettre c’est que je sais qu’ils ne nous ont pas lâché, qu’ils sachent que nous non plus on ne les lâchera pas. On y arrivera tous ensemble !

 

La semaine prochaine l’interview de la semaine sera consacrée à Dylan Domarin. Posez lui dès maintenant vos questions par mail : thomasdersy@ascannesfootball.com


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