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Le débrief du coach acte VIII
Le match et plus particulièrement la première mi-temps à Martigues a-t-elle été la plus aboutie depuis votre prise de fonction au club ?
C’est vrai qu’au niveau de la mise en place, de l’entame de la rencontre, de la fluidité du jeu ou du score de 2-0 à la mi-temps, il y a eu de nombreux motifs de satisfaction… mais quand on observe justement avec du recul cette prestation, le match doit être tué au moment de rentrer au vestiaire. On a eu trop d’occasions pour ne pas marquer le 3e but qui aurait permis d’être réellement serein. Et si on avait encaissé un but en seconde période, on se serait mis en danger jusqu’à la fin de la rencontre. Il faut progresser dans ce domaine qui nous fait défaut depuis le début de saison. Après si l’on parle uniquement du jeu, c’est indéniable que l’on a été mieux. Je précise bien sur un plan du jeu, parce que s’il n’a pas toujours été au rendez-vous depuis le début de saison, l’état d’esprit n’a par contre jamais été absent.
Pouvez-vous nous en dire plus sur les entretiens que vous avez eus avec certains joueurs après l’élimination en Coupe ?
Le management humain est capital dans ma vision du football et comme depuis quelques matchs pratiquement tous les joueurs du secteur offensif étaient moins bien, j’ai estimé qu’il était opportun de les voir individuellement. L’objectif était de les débloquer parce que certains garçons se mettent
trop la pression et d’autres sont trop crispés. Leur performance individuelle à Martigues m’a montré qu’ils avaient été réceptifs à nos échanges.
Quelle est pour vous la part de la dimension psychologique dans la performance d'un footballeur de haut niveau ?
C’est certainement la plus importante. Un joueur vraiment bien dans sa tête, même moyen sur un plan technique, peut faire de grandes choses. Il prendra forcément le dessus sur un joueur en face de lui plus doué, mais mentalement dans le trou. C’est pour cette raison que j’estime que la part du métier d’entraîneur la plus importante de nos jours réside dans cette gestion de l’Homme. Répéter les gammes à l’entraînement est important, mais ce n’est pas sur ce aspect que les garçons feront la différence le week-end, par contre le levier psychologique peut faire renverser des montagnes.
N’est-elle pas encore plus importante chez les attaquants ?
Au contraire, je pense qu’elle est plus importante chez le gardien de but et les défenseurs parce que chaque erreur se paye cash. Il faut donc être mieux armé pour gérer cette pression. A contrario, un attaquant peut rater plusieurs occasions sans pour autant faire perdre son équipe. On en est le meilleur exemple cette saison. Sans qu’aucun de nos attaquants soient en tête du classement des buteurs, on est pourtant la meilleure attaque du championnat. C’est pour dire que le déchet offensif individuel peut être compensé collectivement, ce qui n’est pas le cas défensivement où quasiment chaque erreur coûte un but, et donc des points.
On vient de franchir le ¼ du championnat, premier bilan ?
On est à l’endroit où l’on voulait être avant de débuter le championnat. Je sais qu’il faut faire la course en tête ou au moins faire partie du premier wagon si l’on veut tenir notre objectif. On parvient pour le moment à être devant, mais les poursuivants sont proches. Il va maintenant falloir être très performant jusqu’à la trêve si l’on veut accentuer l’écart sur les seconds.
Le fait d’avoir été éliminé prématurément de la Coupe de France va laisser quinze jours entre certains matchs. Comment meubler au mieux ces périodes ?
Ça va être variable selon les périodes. Cette semaine nous allons faire une opposition interne, lors de la deuxième coupure le week-end du 17 novembre nous ferons sans doute un match amical et pour la dernière début décembre, je me réserve encore plusieurs possibilités.
