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Le 02/12/2011 - 11:22

Lilian Compan, retour en arHyères

Né à Hyères, Lilian Compan a porté durant dix ans les couleurs des clubs de la ville avant de rejoindre le centre de formation de l’AS Cannes à 16 ans, puis de connaitre les équipes de France de jeunes et la carrière que l’on connaît. Il est notre invité privilégié à l’aube de ce derby au sommet.

Lilian tu reviens dans le club de ta ville, de tes débuts avec le maillot  de to n club formateur, c’est un drôle de clin d’œil…
C’est forcément très particulier pour moi, mais c’est agréable à vivre. Je suis très content de jouer contre Hyères, cela prouve qu’ils ont une belle équipe et un bon club. Et en même temps, je suis particulièrement fier d’avoir été formé à l’AS Cannes car c’est grâce à ce que j’ai appris au centre de formation que j’ai eu cette carrière. Venir jouer un match dans une ville où l’on est né et où des personnes de sa famille sont dans l’entourage du club, c’est forcément bizarre. Mais samedi je porterai le maillot de Cannes et j e n’aurai pas d’état d’âme avec tout le respect et l’estime que j’ai pour le Hyères FC.

 

Quels souvenirs gardes-tu de tes années hyéroises ?
Fantastique ! J’ai débuté à l’ASPTT Hyères et à l’âge de douze ans j’ai rejoint le Hyères FC. C’est le chemin pour la plupart des jeunes de la ville. Un club familial, tandis que l’autre est plus dans la compétition. J’ai grandi et joué avec tous mes amis d’enfance, il y en a d’ailleurs beaucoup qui seront dans les tribunes samedi. Je les côtoie encore, ils m’ont aidé à réussir la carrière que j’ai faite en me suivant, en me soutenant. Ils m’ont permis de toujours rester simple en rappelant toujours d’où je venais.

 

Après Saint-Etienne la semaine dernière, c’est la période de  tes ex…
J’avais envie de jouer ce match, mais il n’était pas raisonnable d’essayer. Je sors de moments désagréables, je ne voulais pas prendre le risque. C’est toujours particulier de rencontrer un de ses anciens clubs ou son club formateur, il faut l’appréhender à la fois avec beaucoup de concentration et de relâchement.

Tu n’as pas été épargné par les blessures depuis le début de saison. Comment te sens-tu aujourd’hui ?
Mentalement, je me sens très bien. J’ai pris sur moi, j’ai bossé, je me suis enfermé dans une bulle pendant cette blessure pour essayer de me protéger. C’est sans doute ma dernière saison en tant que joueur, j’essaye donc de vivre chaque moment.

 

L’équipe tourne de mieux en mieux à l’image de la rencontre face à Saint-Etienne la semaine dernière. Comment analyses-tu les choses de l’intérieur ?
On voit que le groupe est au complet, cela véhicule une concurrence et une envie qu’il n’y avait pas au début. Il ne faut pas oublier les rebondissements de cet été, cela a été difficile de se remettre immédiatement dans le bon chemin. Mais on peut constater aujourd’hui que le groupe n’a jamais lâché et que l’on commence à remonter doucement et sereinement avec la tête du classement.

 

Quels sont les points sur lesquels le groupe doit encore progresser ?
Je pense qu’il y en a essentiellement un seul : la constance. On est capable de choses très intéressantes, comme de sérieuses absences. On a coutume de dire que c’est la régularité (individuelle ou collective), c’est ce qui fait la différence au haut niveau.  Mais sur le match face à Saint-Etienne, on a pu voir qu’il y avait déjà du mieux à ce niveau, je ne suis pas sûr que quelques semaines auparavant nous serions parvenus à mettre le troisième but après la réduction du score.

 

Toi qui connait bien les lieux, à quel type de rencontre faut-il s’attendre samedi ?
Ça a bien changé par rapport aux « vieilles années » (rires)… mais je pense que ce sera quand même un peu chaud parce que cela reste un club du Sud. En plus, je sais que le coach et les dirigeants ont très mal vécu le revers 5-0 à Tarbes la semaine dernière, il ne faudra donc pas s’attendre à être reçus avec des fleurs. En plus, ils ont besoin d’une victoire pour continuer aux premières places et cela reste l’AS Cannes, c’est un match particulier pour tous nos adversaires.

 

Comment juges-tu ce championnat de CFA ?
C’est particulier dans le sens où c’est le premier niveau qui mêle des équipes réserves professionnelles et des clubs amateurs. Il suffit de regarder les résultats et le contenu de nos matchs pour se rendre compte que l’on est forcément plus à l’aise face aux réserves pour qui le résultat est moins important que la manière. Par contre, face aux amateurs, l’engagement est beaucoup plus important et la différence se fait souvent sur coups de pieds arrêtés ou sur des détails. Sinon le championnat est quand même beaucoup plus faible qu’en National, seulement 3 ou 4 équipes pourraient prétendre jouer en National… dont hyères.

 


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