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Le 09/01/2012 - 17:36

Momo Soly, Le retour d’Il Fenomeno !

Rarement lors de cette dernière décennie du côté de Coubertin un joueur aura fait une aussi grosse impression en l’espace de quelques matchs amicaux. Beaucoup de supporters se demandaient ce qu’aurait pu faire Momo Soly sous les couleurs rouge et blanche. Le tour de force réussi par les dirigeants va nous permettre de le savoir…

"Je pensais mettre 20 buts avec Cannes"
Malgré son prêt vers Amiens, les dirigeants n’ont jamais coupé le lien, conscient d’avoir trouvé une perle rare. On sait que l’adaptation est un facteur prépondérant de la réussite d’un joueur lors d’un changement de club et Momo au moment où il a posé les pieds dans le vestiaire de Coubertin a semblé comme chez lui, un vrai poisson dans l’eau. C’est la mort dans l’âme qu’il s’est résigné à quitter La Bocca durant l’été : « Le meilleur moyen pour savoir si un joueur s’est bien adapté dans un club, c’est de voir ces performances sur le terrain. Et c’est vrai qu’à Cannes, cela s’est très bien passé. Dans ma tête j’étais parti pour mettre 20 buts dans la saison. Mais quand le club a été rétrogradé, j’ai eu du mal à me dire qu’en six mois, je passais de sollicitations par des clubs de Ligue 1 à jouer en CFA. Quand on est jeune et ambitieux, c’est difficile à accepter surtout que l’on sentait que tout était parti sur des bons rails. Je me sentais fort pour attaquer cette saison de National. Le club de Guingamp souhaitait également que je puisse évoluer à un meilleur niveau».

"Je ne demande rien d’autre que de jouer"
Direction donc Amiens en Ligue 2 pour le longiligne attaquant, un choix qu’il regrette aujourd’hui : « On m’a fait des promesses que l’on n’a pas tenu. Beaucoup de personnes m’avaient déconseillé de signer là-bas, mais dans ma tête j’avais eu le coach et c’était le plus important, j’avais le sentiment qu’il comptait sur moi. Cela a été dur au début, je ne connaissais personne et j’ai fait de gros efforts. J’ai essayé de faire du mieux possible, mais je me suis rapidement rendu compte que je n’avais pas vraiment ma chance, que l’on ne comptait pas sur moi. Compte tenu des efforts financiers que j’avais consenti pour venir et ceux également du club d’Amiens pour me faire venir, cela ne servait à rien de continuer. Je ne demandais rien d’autre que de jouer, de prouver sur le terrain ma valeur, mais je n’en ai pas eu l’occasion. Lorsque l’on ne sent pas la confiance de ses dirigeants, c’est dur, d’autant plus pour un attaquant. J’aurai pu continuer à prendre mon salaire jusqu’à la fin de saison, mais ce n’est pas ce que j’attends du football. Ma carrière est devant moi et j’ai envie de jouer ! »

"Les dirigeants me désiraient vraiment"
A la recherche d’un attaquant durant le mercato, les dirigeants ascéistes ont fait de Momo leur priorité absolue. Et le lien gardé durant ces six mois, la rapidité pour boucler le dossier et les efforts fournis ont très rapidement convaincu le joueur de venir faire une pige de cinq mois en CFA : « Le Mans, Arles, plusieurs clubs de National, j’avais de nombreuses possibilités durant ce mercato. Mais j’ai décidé de faire abstraction du niveau et de signer dans le club qui me montrait par la parole et par les actes qu’il me désirait vraiment. A Amiens je commençais à m’adapter, ma famille s’était installée, j’aurai pu faire le choix de rester. Si je suis parti c’est que je veux jouer, donc que ce soit Le Mans ou le Real Madrid, dans ma tête c’était la même chose, mon choix était fait pour revenir à Cannes. J’ai compris qu’il faut être la priorité d’un club, d’un entraîneur et c’est le cas ici. Les dirigeants ont mis les moyens en faisant de gros efforts. Des clubs de Ligue 2 étaient encore en train de réfléchir mais mon choix est fait. Et sur un plan humain, les dirigeants m’ont toujours passé un petit coup de fil pour prendre de mes nouvelles ces six derniers mois. Depuis cet été, j'ai une relation affective particulière avec eux et je viens ici pour les aider à réussir dans leur projet. En plus, mon entretien avec Jean-Marc Pilorget s’est très bien passé. J’en ai donc parlé avec ma famille, mon agent et j’ai décidé de revenir. Je suis jeune et ambitieux et je reviens à Cannes avec un seul objectif en tête sur 5 mois : la montée ! »


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