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Nicolas Soumah, l’enfant du bassin cannois
Peux-tu nous présenter ton parcours pour les supporters qui ne te connaissent pas encore…
Même si je suis né à Paris, je peux dire que suis d’ici puisque je suis arrivé à Grasse à l’âge de 3 ans et je ne suis plus reparti. Pour ce qui est du foot, j’ai commencé au RC Grasse où j’ai joué dans toutes les équipes de jeunes avant de rejoindre le Suquet à l’âge de 18 ans. En senior j’ai signé au Cannet-Rocheville où j’ai joué 1 an avant de rejoindre la DH à l’AS Cannes. Mais les choses n’ont pas été simples puisque je n’ai pas pu jouer durant la première année pour des raisons administratives. Je suis resté parce que j’avais bien accroché avec le coach Farid Tabet, même si je ne jouais pas, j’ai senti que je pouvais progresser.
Tu es le seul joueur à avoir grandi dans le bassin cannois avec Romain Ribière. Que représente l’AS Cannes pour toi ?
Même si je n’ai pas fait mes classes à l’AS Cannes, j’ai une grande fierté à porter ce maillot rouge et blanc et je sais que ça l’est aussi pour mes proches. D’ailleurs même si je sais que j’ai bénéficié un peu de tout ce qui s’est passé cet été, ça fait mal de voir que le club est à ce niveau.
Justement même si personne peut souhaiter ce qui est arrivé au club cet été entre la rétrogradation et la non homologation des contrats de plusieurs joueurs, cette situation t’a permis de t’imposer dans le groupe. Comment as-tu vécu cette situation si particulière ?
J’ai commencé l’entraînement le 27 juin très déterminé tout en sachant qu’il me serait très dur de m’imposer par rapport au niveau. Je savais que je n’étais pas le premier choix et je m’étais préparé mentalement à ne pas jouer, mais c’est dans mon tempérament de m’accrocher et de tout donner. Je l’ai fait avec la DH pendant une saison alors vous imaginez bien qu’avec l’équipe première je n’allais pas lâcher (rires). En plus le coach, le staff et les joueurs m’ont fait confiance et accepté depuis le début.
Qu’as-tu ressenti quand les dirigeants t’ont annoncé que tu intégrerais le groupe lors de cette intersaison ?
Comme vous pouvez l’imaginer : très heureux ! Je ne m’y attendais pas trop même si j’avais eu quelques échos de mon ancien coach. Au départ je devais faire la reprise avec le groupe sans avoir réellement de certitudes sur la suite de la saison, ce qui arrive aujourd’hui est l’aboutissement de nombreuses années de travail. J’ai suivi un parcours atypique en ne faisant pas de centre de formation, en ne jouant jamais dans les meilleures divisions en jeunes, ni plus haut qu’en DH chez les seniors. Mais mon parcours prouve que le travail paye et qu’il faut s’accrocher, rien n’est écrit à l’avance. Grace au staff et à mes coéquipiers, j’évolue tous les jours. Même si je ne me considère pas comme « arrivé », je suis très fier du chemin parcouru. Et cela me donne envie de redoubler d’efforts pour voir jusqu’où je peux aller.
Est-ce que tu penses avoir un rôle à jouer auprès des tes coéquipiers pour faire passer cette identité cannoise ?
Quand je vois l’implication de chacun aux entraînements et la façon dont ils portent le maillot, j’ai l’impression que tous les joueurs sont Cannois. Il n’y a pas de nécessité de faire passer ce type de message, mais s’il fallait le faire un jour, je saurai expliquer aux joueurs qui s’écartent du projet que ce club compte pour beaucoup de monde et qu’il faut le respecter.
Tu n’évolues pas à ton poste de prédilection depuis le début de saison puisque tu es milieu défensif de formation. Peux-tu nous en dire plus sur l’adaptation à un nouveau poste ?
Plus jeune, j’ai joué à tous les postes défensifs. Je me sens défenseur dans l’âme. Le staff a vraiment su m’aider au maximum pour m’adapter et me mettre en confiance. Mes coéquipiers jouent un rôle important aussi parce que les repères n’ont rien à voir en tant que latéral droit par rapport à celui de milieu axial, on a donc besoin de beaucoup communiquer.
Dimanche c’est l'entrée en lice Coupe de France face au Cannet-Rocheville. Un match forcément particulier pour toi ?
Très particulier dans le sens où lorsque je suis parti du Cannet et que je leur ai dit que je signais à Cannes, on m’a fait comprendre que je ne faisais pas le bon choix, que je ne jouerai pas. En ne pouvant pas jouer la première année, j’étais encore plus frustré. Je suis donc fier et revanchard de les recroiser dimanche. Cela me fera aussi très plaisir de revoir Farid Tabet, leur coach, car c’est en grande partie grâce à lui si je suis là dimanche. Lorsque je suis arrivé, j’étais un joueur très moyen, mais il a su gérer mes états d’âme, me faire confiance, m’aider à progresser et je suis d’ailleurs encore en contact avec lui aujourd’hui. Farid m’a appris à ne pas être dans le calcul, de me tenir à une ligne de conduite que je joue 1 minute, 1 heure ou que je ne joue pas du tout, de toujours être à 200% !
Un mot pour conclure ?
Je tenais à remercier les dirigeants et Olivier Miannay pour m’avoir donné ma chance, le staff qui m’a fait confiance depuis le début de la préparation, mes coéquipiers pour leurs conseils, mais aussi David Bettoni et Bernard Lambourde.
Enfin je voulais avoir un mot pour les supporters qui sont toujours présents à nos côtés. Les entendre me donne envie de me surpasser même quand je n’ai plus rien dans les chaussettes. C’est rare de voir des supporters soutenir leur équipe dans les moments difficiles comme l’on a traversé. Sans eux, cela aurait été beaucoup plus compliqué de redresser la barre. Nous allons tout faire pour que le meilleur soit devant nous.
